Ressources pour approfondir l'apprentissage
Le printemps arrive officiellement (équinoxe de printemps) le 20 mars. Le mot équinoxe vient du latin aequus, égal, et nox, nuit – le jour et la nuit étant d’égale durée, soit 12 heures chacun. Le concept reste difficile à saisir? Vous trouverez ici une explication détaillée de la géométrie du Soleil et de la Terre. Organisez une fête pour souligner l’équinoxe de printemps!
Pleins feux sur l’éveil des plantes. Nous avons présenté dans une édition précédente des signes de reprise des activités printanières, mais à présent, les choses commencent vraiment à bouger:
Il y a fort à parier que la première fleur que vous croiserez ce printemps sera jaune, car le tussilage pas-d’âne, une espèce introduite, fleurit le long des terrains bas, suivi du populage des marais, une espèce native à l’Ontario. Le populage des marais est toxique et peut irriter la peau au toucher, tandis que le tussilage pas-d’âne est carcinogène, alors vous devriez vous contenter de regarder ces plantes et de les photographier.

Le chou puant est en fleurs. Très souvent, les bourgeons de cette plante font fondre la neige qui l’entoure en fleurissant, et ce, par un processus appelé thermogenèse.
Pour apparaître si tôt, elle dégage de la chaleur en guise de protection – autant de chaleur que pourrait émettre un petit rongeur ou un colibris – grâce à un processus métabolique qui appartient normalement davantage aux animaux qu’au règne végétal. Le chou puant peut ainsi maintenir une température de 1,7oC (35oF) quand tout ce qui l’entoure est sous le point de congélation. Mais à quoi peut bien servir ce mécanisme? D’autres plantes fleurissent pour atteindre la même fin : attirer des pollinisateurs. Seulement, le chou puant se sert de la chaleur comme appât au lieu d’une source de nourriture. La plante porte bien son nom, car elle dégage une odeur infecte qui attire les mangeurs de charogne (des insectes et certaines espèces d’abeille) qui, pensant toujours qu’ils réussiront à trouver de quoi se nourrir, participeront à la pollinisation du chou puant. Certaines recherches indiquent que le vent a aussi son rôle à jouer là-dedans, alors le chou puant ne fait peut-être qu’assurer ses arrières! Vous trouverez ici une description très détaillée et assez lyrique de la plante et de son cycle de vie.
L’ail des bois, l’une des premières herbes à pousser de nouvelles feuilles au printemps, sera parfois légèrement recouverte de neige sur le tapis forestier. Comme bien des plantes forestières qui surgissent au printemps, l’ail des bois profite de cette période pour capter l’énergie du soleil et l’emmagasiner dans ses bulbes souterraines; elle s’en servira au moment de fleurir et de produire ses graines au début de l’été, puisant à même ses réserves jusqu’au retour du soleil au printemps prochain. C’est une plante au goût délicieux, mais pensez à long terme : la récolte excessive au Québec en a menacé la survie, à un point tel que les instances gouvernementales ont dû en interdire la vente et imposer des limites quant à la quantité permise à des fins personnelles. Si vous achetez de l’ail des bois, assurez-vous qu’il s’agit de plantes récoltées en toute légalité et par des manières durables.
Les chatons du tremble et de l’aulne rugueux s’ajoutent désormais à ceux du saule, et les bourgeons aromatiques du peuplier baumier commenceront bientôt à s’ouvrir.
Dans la cour d’école, restez à l’affût des premières verdures issues de bulbes plantées – des crocus ou le perce-neige, par exemple, et des « mauvaises herbes » comme la véronique de Perse. Créez un calendrier des « premières floraisons », que vous pourriez illustré à l’aide de photos et qui servirait à noter les dates auxquelles vous aurez vu les premiers bourgeons, les premières feuilles ou les premières fleurs sur telle ou telle espèce, qu’il s’agisse de plantes ou d’arbres. Conservez-le afin de comparer vos résultats à ceux de l’an prochain.
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Comment savez-vous que le printemps arrive? Gardez bien vos oreilles et yeux ouverts pour capturer les signes de la nature au printemps! |
ALERTE À L’ENVAHISSEUR – l’alliaire officinale
Quand vous sortirez explorer vos environs à la recherche de fleurs printanières, restez à l’affût d’une espèce végétale des plus indésirables : l’alliaire officinale! Cette plante est une espèce invasive dont l’apparence est très peu remarquable comparativement à d’autres plantes plus voyantes comme la salicaire pourpre, tellement qu’elle passe souvent inaperçue pendant la première année de son cycle de vie bisannuel. Cela dit, les premiers jours du printemps, après qu’une mince couche de neige soit tombée, vous aurez de bonnes chances de pouvoir de repérer la rosette basse de jeunes feuilles qui restent vertes tout l’hiver. Pendant la deuxième année de son cycle, l’allaire officinale produit de petites fleurs blanches qui renferment des milliers de graines. L’odeur d’ail que dégagent ses feuilles lorsqu’elles sont écrasées nous aide à identifier cette espèce, en plus de nous permettre de comprendre pourquoi on l’aurait transportée jusqu’au Canada pour la planter dans des potagers. L’alliaire officinale est répandue dans toutes les provinces sauf les prairies, Terre Neuve et Labrador et les territoires. Il s’agit d’une des espèces envahissantes ayant le plus d’effet sur la biodiversité des habitats forestiers. Elle fait concurrence aux espèces indigènes pour la lumière et les éléments nutritifs et diffuse dans le sol des substances chimiques qui empêchent les semis d’y croître. Normalement, l’allaire officinale apparaît d’abord le long des routes et des sentiers à proximité de terrains boisés, où les humains ont transporté des graines sur leurs vêtements et leurs véhicules. Vous pouvez aider à prévenir sa propagation en nettoyant bien vos chaussures, votre vélo et les pneus de votre voiture après avoir visité une région où la présence de l’allaire est attestée. Le Canada compte l’une des plus fortes proportions de terres forestières au monde, et c’est à chacun d’entre nous de protéger ces écosystèmes vitaux des espèces envahissantes comme l’alliaire officinale.
D’autres événements à ne pas manquer
| Les pollinisateurs du Canada jouent un rôle essentiel dans nos écosystèmes, la production alimentaire et l’économie grâce à la pollinisation. Certaines espèces contribuent aussi au contrôle des insectes nuisibles. Ces petits alliés sont aux prises avec de nombreux défis, comme les pesticides et la perte d’habitats. Il est donc plus important que jamais de les aider. Pour ce faire, transformez votre espace extérieur ou votre cour d’école en espace accueillant pour les pollinisateurs. |