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Mère nature sort ses pinceaux

début octobre

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Evénement en vedette : les couleurs automnales

 

La fin de semaine dernière, nous sommes rentrés chez nous en voiture en passant par Waterloo et Belfountain. Le long des routes secondaires que nous avons empruntées, les feuilles avaient commencé à afficher leurs couleurs d’automne. Plus nous nous approchions de la maison, plus nous avions une indication des couleurs à venir.

 

Le changement de couleur des feuilles est lié non pas à la température ou à l’occurrence d’une gelée, mais dépend plutôt de la longueur des journées. Quand les journées commencent à raccourcir, les arbres réacheminent les éléments nutritifs vers leurs racines, où ils seront entreposés pendant l’hiver, et cessent de produire la chlorophylle  (le pigment vert qui capte l’énergie solaire). À mesure que s’estompe le pigment vert, on commence à voir sur les feuilles les pigments jaunes et oranges qui s’y cachaient. Les caroténoïdes sont responsables des teints jaune et orange, tandis que les rouges et les pourpres proviennent de pigmen ts appelés anthocyanes. Pour voir les couleurs invisibles, essayez cette activité en classe.

 

Ainsi, l’intensité des couleurs dépend beaucoup plus de la lumière du soleil que de la température. S’il y a eu beaucoup de pluie et de soleil pendant l’été – ce sont là les conditions agricoles idéales –, les couleurs automnales seront plus vives. Les rouges seront plus intenses quand le soleil brille suffisamment en automne pour permettre une plus grande production de sucres et que les nuits sont assez fraîches, sans trop l’être, pour ralentir les enzymes qui détruisent les pigments anthocyanes. Comme nous avons eu beaucoup de pluie cet été et qu’il y a plein de soleil cet automne, on peut s’attendre à un spectacle haut en couleurs dans nos forêts.

 

Les couleurs des feuilles peuvent varier énormément entre espèces, et même à l’intérieur d’une même espèce. Les feuilles du frêne blanc peuvent varier du jaune au violet.  L’érable rouge mâle a tendance à arborer des feuilles rouges, et la femelle, des feuilles jaunes.  Pour voir des feuilles oranges, cherchez l’érable à sucre et le sumac de Virginie; pour des feuilles jaunes, l’érable argenté, le peuplier faux-tremble et le boulot blanc; et pour des feuilles rouges, l’érable rouge, lecerisier de Pennsylvanie et le chêne. Certains disent que les feuilles d’un arbre adoptent la même couleur d’automne en automne. Vous pouvez vérifier la véracité de cette affirmation en notant la couleur des arbres dans votre voisinage afin de comparer les résultats l’année prochaine. Pour le faire, sortez vos pinceaux ou servez-vous d’un journal de bord!

 

Enfin, une épaisseur subéreuse se forme entre la feuille et l’arbre, et quand celle-ci s’affaiblit, la feuille se détache et s’envole dans le vent d’automne. Avec le temps, la feuille s’achemine vers le sol forestier où, même morte, elle forme une partie intégrante du cycle de vie puisqu’elle se décompose, sert de nourriture pour divers organismes vivant dans la terre, et ajoute des éléments nutritifs au sol.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur le changement de couleur des feuilles d’arbres dans les parcs provinciaux de l’Ontario, vous pouvez consulter le Rapport sur les couleurs automnales de Parcs Ontario

 

D’autres événements à ne pas manquer

  • Les parulines qui voletaient dans les environs se dirigent à présent vers le Sud. Nous voyons arriver en grand nombre le roitelet à couronne dorée  et à couronne rubis, de même que la paruline à croupion jaune, le dernier des parulidés à quitter la région en automne.
  • La bernache du Canada continue à survoler la région en formation.
  • Dans le jardin, vos mangeoires sont peut-être plus achalandées qu’à tout autre moment de l’année; les oiseaux qui passeront l’hiver dans la région font des réserves, et ceux qui s’envolent pour le Sud font le plein avant d’entamer leur long voyage. Sortez vos guides et identifiez les nouveaux venus! 
  • Dans la forêt, le tambourinage de la gélinotte huppée mâle que l’on entend fréquemment pendant la saison d’accouplement, au printemps, résonne de nouveau; les jeunes mâles tentent d’établir leur propre territoire.
  • Un autre signe que c’est l’automne, ce sont les bruissements dans le grenier. La souris sylvestre cherche un nid où passer l’hiver en sécurité, et elle voudra s’installer dans un édifice, un trou de pic-bois ou même un nichoir d’oiseau. Si vous devez toucher à une souris sylvestre ou à ses excréments, faites bien attention : elles peuvent être porteuses d’un hantavirus, un virus qui peut entraîner une maladie pulmonaire grave chez l’être humain. La grande chauve-souris brune cherche elle aussi à passer l’hiver dans un édifice plus ancien.
  • La pollénie du lombric sera peut-être présente en plus grand nombre cette année. Elle est un peu plus grosse que la mouche domestique, et son dos est recouvert de fins poils courts. En cette période de l’année, elle cherche des fissures ou des trous dans la charpente des édifices pour y passer l’hiver, mais comme la température est encore clémente, elle n’a peut-être pas encore cherché à s’installer à l’intérieur. Si elle réussit à le faire, elle passera les journées ensoleillées à bourdonner aux fenêtres orientées vers le sud. Contrairement à la mouche domestique, la pollénie du lombric ne s’intéresse pas à votre nourriture, ne croît pas dans les poubelles et n’indique pas des conditions insalubres. Elle est irritante, rien de plus! Elle commence à pondre ses œufs dans le sol au printemps, et la larve se développe à l’intérieur d’un lombric. Puisque la dernière année a été assez pluvieuse, la population de lombrics risque d’être plus importante; conséquemment, celle des pollénies du lombric aussi. Comme quoi tout est étroitement relié! L’adulte se nourrit de nectar et de fruits.
  • Quand les journées sont ensoleillées et plus fraîches, les reptiles et les amphibiens se réchauffent au soleil sur les roches et les routes. Les grenouilles et les crapauds sortent en grand nombre, eux aussi, et la couleuvre rayée est en phase active – ce seront les derniers serpents à gagner leur abri hivernal.
  • L’oecanthe thermomètre continue de chanter jusqu’à la première grande gelée. Vous trouverez ici quelques cris de criquets. Pour entendre le chant de l’oecanthe thermomètre, par temps chaud et froid, c’est par ici.
  • La pleine lune suivant l’équinoxe d’automne s’appelle lune des moissons; elle est ainsi nommée parce que son arrivée coïncide avec la récolte du maïs, de la citrouille, de la courge, des haricots et du riz sauvage – les principaux aliments dont se nourrissaient les peuples autochtones en Amérique. Ses rayons permettaient aux fermiers de travailler toute la nuit dans les champs. La lune des moissons a normalement lieu en septembre, maiscette année, nous la verrons le dimanche 4 octobre. Comment allez-vous célébrer la lune des moissons? Racontez-nous ça! Pour savoir comment on célèbre un peu partout dans le monde, allez ici.