Guides de nature

Notes météorologiques et de la météorologie

automne 2010

Comment se mesure l’automne 2010 à l’automne 2009?

Voici quelques faits saillants pour accrocher et épater vos élèves

Alors que l’année scolaire 2010-2011 commence à battre son train en Ontario, vous vous demandez peut-être quel temps nous réserve l’automne 2010.

Mais avant de faire le survol de quelques événements à venir, comment s’est présenté l’automne 2009? En lisant les dix événements météorologiques les plus marquants au Canada en 2009 (http://www.ec.gc.ca/meteo-weather/default.asp?lang=Fr&n=645A8F9C-1), nous apprenons que l’automne 2009, dans les secteurs du centre et du sud de l’Ontario, a été l’un des plus secs jamais enregistrés. En septembre, l’Ontario subissait une vague de chaleur; dans la ville de Toronto, pas une seule goutte de précipitation n’est tombée pendant 19 jours consécutifs. La dernière période sèche de cette ampleur remonte à 1938. D’habitude, le mois de septembre compte le plus grand nombre de jours de pluie de l’année, mais cette période sèche a probablement assuré la survie de bien des récoltes à la sortie d’une des saisons les plus pluvieuses jamais enregistrées dans l’histoire de l’Ontario – une seule année aurait affiché des résultats plus importants. Le mois d’octobre dans son ensemble s’est avéré être plus frais et un peu plus sec que d’habitude, mais les couleurs d’automne n’ont pas été pour autant moins spectaculaires. En novembre, les stations météorologiques du sud de l’Ontario ont enregistré quelques-unes des températures les plus chaudes, de même que des heures de soleil qui battaient des records. Normalement, le temps en novembre est gris et pluvieux; or l’année 2009 décroche la quatrième place parmi les mois de novembre les plus ensoleillés. Conséquemment, ce fut le premier novembre sans neige à l’aéroport international Pearson depuis 1937. En revanche, le mois de décembre s’est avéré être assez « typique » en termes de température et de précipitations enregistrées. Les premiers jours ont été caractérisés par des températures clémentes, puis la première neige est arrivée le 10 décembre, déchargeant jusqu’à 25 centimètres de neige dans la région de Muskoka et de Haliburton. Pour la première fois en 40 ans, les autorités de Huntsville et de Bracebridge ont dû déclarer un sinistre lié à la neige.

Et à quoi peut-on s’attendre pour l’automne 2010? Selon le Farmer’s Almanac (http://www.farmersalmanac.com/long-range-weather-forecast/ontario/), le temps sera plus frais que d’habitude en septembre et en octobre, et des vents souffleront en rafale en Ontario dès la fin septembre. Pour la seconde moitié d’octobre, on prévoit des précipitations abondantes, mais on s’attend aussi à des couleurs d’automne spectaculaires. Selon les climatologues chez Environnement Canada, nous verrons en 2010 les couleurs d’automne les plus vivantes dans l’histoire récente de l’Ontario puisque l’été a été plus clément que d’habitude dans cette région, bien que nous ayons aussi eu droit à une quantité adéquate de précipitations. Dans le secteur du centre de l’Ontario, le point culminant des couleurs d’automne est prévu pour la fin septembre; dans le sud de l’Ontario, il faudra attendre la mi-octobre. L’automne est le moment tout désigné de participer à la récolte en allant cueillir des pommes, par exemple, ou en visitant l’une des nombreuses foires agricoles en Ontario.  L’équinoxe d’automne, moment où le jour et la nuit seront d’égale durée, aura lieu le jeudi 22 septembre à 23h09 heure de l’Est. Le solstice d’hiver, la plus longue nuit de l’année, aura lieu le mardi 21 décembre à 6h38 heure de l’Est.

Pleins feux sur les grands événements célestes et météorologiques de l’automne 2010

Le 21 septembre - Jupiter est en opposition à la Terre. La plus grande planète du système solaire sera située à sa plus courte distance de la Terre. C’est donc le meilleur moment de voir Jupiter et ses lunes et de les prendre en photo. La nuit, dans le ciel, la planète géante sera à son plus gros et à son plus brillant. Munis d’un télescope de taille moyenne, vous devriez être en mesure de voir en plus de détail les bandes nuageuses qui entourent cette planète.

Le 22 septembre - Uranus est en opposition à la Terre. Ce jour-là, la planète bleu-vert sera située à sa plus courte distance de la Terre. Ce sera donc le meilleur moment d’observer cette planète, bien que le plus puissant des télescopes ne nous permettra de voir qu’un tout petit picot bleu-vert.

Le 20 octobre – La comète Hartley 2 sera située à sa plus courte distance de la Terre, soit à environ 17,7 millions de kilomètres de notre planète. Aux environs du 20 octobre, on pourra l’apercevoir pendant quelques jours, tôt le matin, à l’œil nu – à condition, bien sûr, de se trouver loin des lumières de la ville. Pour l’apercevoir, regarder vers l’Est juste avant le lever du soleil. Au début novembre, le vaisseau spatial Deep Impact de la NASA observera la comète Hartley 2 d’une distance d’environ 960 kilomètres.

Les 21 et 22 octobre – Les Orionides. Cet essaim de météorites de teneur moyenne produit, à son intensité maximale, une vingtaine de météorites l’heure. D’habitude, son maximum a lieu le 21 octobre, mais cela varie d’année en année. Vous devriez être en mesure de voir un bon spectacle les matins du 20 au 24 octobre, et quelques météorites devraient être visibles en tout temps de la journée du 17 au 25 octobre. Pour voir l’événement à son meilleur, observez-le à l’est après minuit.

Les 17 et 18 novembre – Les Léonides. Cet essaim de météorites est l’un des plus spectaculaires, produisant à son intensité maximale une quarantaine de météorites l’heure. L’événement est à son plus intense aux 33 ans, quand elle compte des centaines de météorites l’heure. La dernière occurrence de ce genre remonte à 2001. Le maximum de l’événement a généralement lieu les 17 et 18 novembre, mais vous devrez être en mesure de voir des météorites du 13 au 20 novembre. L’essaim rayonnera à proximité de la constellation Léo après minuit.

Les 13 et 14 décembre – Les Géminides. Cet essaim de météorites, l’un des meilleurs événements célestes en son genre, produit à son intensité maximale une soixantaine de météorites multicolores l’heure. Cette année, le maximum de l’événement est prévu pour la nuit du 13 au 14 décembre, mais vous devriez être en mesure de voir des météorites du 6 au 19 décembre. Loin des lumières de la ville, nous devrions être en mesure de voir as jusqu’à 120 météorites l’heure. Le radiant de cet événement est placé dans la constellation Gemini. La Lune entamera sa descente plus tôt, fournissant de ce fait des conditions d’observation optimales. Pour voir l’événement à son meilleur, observez-le à l’est après minuit.

Le 21 décembre – Éclipse lunaire totale. On pourra voir l’éclipse un peu partout en Asie de l’est, en Australie, sur l’Océan Pacifique, en Amérique et en Europe. En Amérique du Nord et en Amérique du Sud, on pourra la voir après minuit. Comme la Lune sera proche du zénith, ce devrait être l’occasion par excellence pour nous de voir une éclipse lunaire totale, un événement céleste rare
(renseignements sur l’éclipse de la NASA).