Premières étapes

Espèce en vedette: la cigale 

On peut être sûr que l’été s’achève et que l’année scolaire ne tardera pas à commencer quand s’estompe peu à peu le bourdonnement de la cigale, un insecte de grande taille (entre 2 et 5 cm, en moyenne, et jusqu’à 15 cm dans les tropiques) qui passe le plus clair de sa vie (de 2 à 5 ans, et parfois jusqu’à 17 ans, selon l’espèce) enfoui sous la terre (à une profondeur allant jusqu’à 2,5 mètres), occupé à sucer sur des racines de plantes.

Après un certain temps, la nymphe sort de son trou, se hisse en rampant sur un tronc ou une branche, puis se meut (vidéo). À l’âge adulte, la cigale a pour principal objectif de se reproduire; le mâle tente d’attirer la femelle en faisant vibrer ses timbales, des membranes complexes situées des deux côtés de l’abdomen grâce auxquelles il peut entendre. Heureusement pour lui, le mâle peut mettre cette fonction hors d’état avant de se servir de ses timbales pour appeler la femelle, sans quoi il pourrait perdre l’ouïe! Toutes ces activités risquent d’attirer l’attention des prédateurs de la cigale, dont celle que l’on nomme Sphecius speciosus, qui paralyse la cigale afin de la nourrir à ses jeunes. Après s’être accouplée, la femelle pond ses œufs parmi des brindilles. Une fois sortie de son œuf, la nymphe creusera un trou dans le sol, et le cycle recommencera.

 

Vous trouverez ici une collection de chants d'insectes, y compris ceux de la cigale et autres insectes que vous entendrez habituellement, le chant des grillons, des katydides et des sauterelles. Vous pourrez entendre, aussi par exemple, le grillon automnal, l’Eunemobius carolinus, le katydide Scudderia texensis, et le criquet ensanglanté. Contrairement à la cigale, qui produit son chant en frottant ses ailes, le criquet stridule en frottant différentes parties de son corps. Le mâle qui a du succès (qui est bien nourri) s’épuise en chantant, jusqu’à en mourir plus jeune (mais plus satisfait, peut-on présumer) que les autres mâles qui chantent moins souvent et qui commencent à chanter plus tard dans la vie.

Vous trouverez par ici quelques ressources (en anglais) sur les criquets qui pourraient vous servir en salle de classe. 

 

D’autres événements à ne pas manquer

  • Quand les samares de l’érable rouge tourbillonnent jusqu’au sol, au grand plaisir des enfants, on peut être sûr que l’école recommence!
  • En tendant l’oreille, vous entendrez au loin l’appel du geai bleu. Cet oiseau est partiellement migrateur : certains passeront l’hiver plus au sud, tandis que d’autres resteront dans la région.
  • Avec l’arrivée de l’automne, bien des oiseaux entament leur parcours migratoire jusqu’en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Pour vous faire une idée du nombre d’oiseaux qui participent au mouvement migratoire, sortez dehors par une nuit calme et claire, et vous pourrez entendre les cris de contact de milliers d’oiseaux chanteurs en migration – notamment ceux de la grive et de la paruline.
  • Si vous souhaitez voir l’engoulevent d’Amérique en migration, l’idéal est de vous y prendre trois heures avant le coucher du soleil. L’oiseau se déplace vers le sud-est en groupes, à une altitude parfois assez élevée.
  • Les carouges à épaulettes s’assemblent en prévision du prochain mouvement migratoire. Vous les trouverez dans un marais près de chez vous!
  • Certaines espèces de papillons, mais pas toutes, participent au mouvement migratoire. Tôt le matin et en soirée, vous pourrez voir des monarques qui, avant leur grand départ pour le Mexique, où ils passent l’hiver, se rassemblent dans des arbres et des buissons le long des zones côtières. Vous trouverez plein de renseignements sur la migration des monarques, y compris une carte de leur trajet, des activités et des plans de cours, sur le site Web de Journey North (en anglais); vous n’avez qu’à vous inscrire pour participer à cet incroyable projet. Cet hiver, nous tâcherons de ne pas perdre de vue ce morceau de biodiversité canadienne, et nous le retrouverons certainement au printemps, au moment où le monarque entame sa migration vers le Nord. D’ici là, voici une vidéo d'une chenille de monarque qui sort de son œuf, de même que des images de sommets de montagnes isolés sur lesquels ces papillons passeront l’hiver et voir de vos propres yeux une incroyable profusion de monarques au repos.
  • Si vous souhaitez observer le coliade du trèfle et le coliade de la luzerne, c’est maintenant un moment idéal pour le faire.                                                                                         
  • La migration des limicoles est bien avancée au moment où les autobus scolaires se préparent à rouler. Un de ces voyageurs est le bécasseau semipalmé (Calidris pusilla). Au Canada atlantique, le début septembre marque le départ des derniers nicheurs arctiques qui se sont rassemblés sur les rives de la partie supérieure de la baie de Fundy en août pour grossir avant de se rendre à leurs destinations hivernales en Amérique du Sud. Ce qui est vraiment étonnant à propos de cette dernière étape du voyage, c’est qu’il doit être terminé sans interruption et que le petit oiseau doit continuer son vol pendant 96 heures. Les bécasseaux sont attirés en grand nombre dans les vasières de la baie de Fundy en raison de l’abondance d’une espèce particulière d’amphipodes ressemblant à des crevettes (corophium volutator) dont ils dépendent pour leur énergie. Cette escale annuelle attire des naturalistes et des ornithologues du monde entier. Vérifiez-le.
  • L’été dernier, les grands porte-queue semblaient vouloir quitter leur « domicile » du sud-ouest de l’Ontario pour être davantage visibles dans le centre-sud et le sud-est de la province, jusqu’à Ottawa.  Vu leur envergure pouvant atteindre 15 cm, ils ne passent pas inaperçus.  Ils atteindront peut-être un jour la limite géographique de leurs sources de nourriture, le frêne épineux et le ptéléa trifolié.  De concert avec l’expansion vers le nord de nombreuses autres espèces du sud, ils pourraient laisser présager d’autres changements liés au réchauffement de la planète.  Vous pourriez toujours les apercevoir dans votre région, alors garder l’œil ouvert!
  • Vous verrez des nids de chenille à tente estivale dans les buissons et les feuillus. Ces chenilles passeront l’hiver au stade larvaire.
  • Les verges d’or sont en pleine floraison et le demeureront jusqu’aux premières gelées, au début d’octobre. C’est un spectacle qui vous en mettra plein la vue. On retrouve ces fleurs dans certaines cours d'école aménagées, dans la majorité des anciens champs et dans les bordures bien entretenues des parcs.  Les verges d’or attirent de nombreux insectes, qui rendent leur observation encore plus intéressante. Il y a entre autres les monarques, les abeilles et les araignées. Le livre à image pour enfants On One Flower est une excellente ressource à utiliser avant ou après une excursion pour observer les verges d’or.
  • Pégase, le cheval volant, est une constellation bien connue que l’on trouve dans le ciel du sud-est. Elle se dessine à partir du Grand carré de Pégase, qui constitue la majeure partie de la formation étoilée. L’une de ces étoiles fait également partie de la constellation d’Andromède et nous permet de situer la galaxie d’Andromède – l’une des rares galaxies visibles à l’œil nu depuis la Terre. Andromède, le plus proche voisin de notre planète, est une galaxie spirale. Si vous réussissez à la situer, c’est une image du passé que vous verrez – la lumière visible a quitté la galaxie il y a deux millions d’années! Stellarium est un excellent logiciel gratuit pour enseigner le ciel nocturne dans la salle de classe.                    
  • Au début septembre, les planètes Vénus et Jupiter sont visibles à l’ouest après le coucher du Soleil. Le 6 septembre, Neptune sera en opposition avec le Soleil. C’est le moment d’essayer de découvrir ce petit astre bleu dans vos oculaires.