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La lutte spectaculaire du saumon

fin septembre

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Espèce en vedette : le saumon de l’Atlantique et du Pacifique

La fin septembre marque le début d’une des plus importantes migrations de poissons dans le sud de l’Ontario, celle des salmonidés adultes qui remontent les affluents des lacs Ontario et Huron pour frayer. À ce stade, la plupart de ces poissons se rassemblent aux embouchures des rivières et des ruisseaux et attendent que l’eau refroidisse et qu’une bonne quantité d’eau tombe en amont sous forme de précipitations avant d’entamer leur trajet.

Puisque la surpêche et la lamproie marine, un parasite prédateur, ont pratiquement décimé les stocks de touladi dans les Grands Lacs, les saumons coho et chinook du Pacifique ont été introduits dans ces cours d’eau pour remplacer cette espèce en tant que prédateurs essentiels. Les saumons non indigènes se portent très bien dans ce nouvel habitat, au point tel que l’on a assisté ces dernières années à la naissance d’une industrie de pêche sportive d’une valeur de plusieurs milliers de dollars. La plupart des saumons du Pacifique naissent et grandissent dans des écloseries et sont ensuite libérés dans les cours d’eau, mais des recherches indiquent qu’ils se reproduisent aussi en milieu naturel. 

Le saumon de l’Atlantique a déjà été roi souverain du lac Ontario, mais suite à une perte d’habitat et à une surpêche, on a vu les derniers poissons de cette espèce à la fin du 18e siècle. Ces dernières années, un programme de réintroduction du saumon de l’Atlantique a été mis sur pied, et il commence à produire des résultats concrets dans certains cours d’eau, dont la rivière Credit. Contre une somme modique, on peut même adopter un poisson (ou, pourquoi pas, tout un banc de poissons!). Vos élèves aimeraient peut-être participer à un programme d’écloserie en salle de classe, qui leur permettrait de voir d’eux-mêmes des œufs éclore et des alevins se développent, suite à quoi ils relâcheraient les poissons dans un tributaire dont ils sont indigènes.

La plupart des saumons du Pacifique qui remontent la rivière Credit n’iront pas plus loin que le barrage de Streetsville, où l’on récolte les œufs et le sperme des poissons (le saumon du Pacifique meurt après avoir frayé). Plusieurs autres espèces se déplacent le long de la passe migratoire aux côtés des saumons du Pacifique : le saumon de l’Atlantique, par exemple, la truite brune, et latruite steelhead, un proche parent de la truite arc-en-ciel qui, anadrome, naît dans une rivière ou un ruisseau, vit en eau salée et remonte une rivière d’eau douce pour se reproduire. Le pont piéton au parc Erindale, à Mississauga (près de l’intersection de la rue Dundas et du chemin Mississauga), est un autre bon endroit où voir des poissons migrateurs. Pour trouver un bon endroit plus près de chez vous, contactez l’association de pêche à la ligne de votre région.

D’autres événements à ne pas manquer

  • L’ tp://plants.usda.gov/java/profile?symbol=SYER">Aster ericoides, une aster à fleurs blanches et aux feuilles minuscules, signale la fin de la saison de floraison chez nous.
  • Autour des mangeoires, le bruant à couronne blanche et le junco ardoisé se sont joints aubruant à gorge blanche. Vous aurez peut-être du mal à différencier les deux espèces de bruants puisque les deux peuvent porter une couronne blanche ou beige. Le bruant à gorge blanche se distingue par des rayures jaunes au-dessus des yeux, et sa gorge est nettement blanche. Certaines espèces de junco passeront au moins une partie de l’hiver dans le sud-est de l’Ontario.
  • Le balbuzard pêcheur entame sa migration et survolera des populations dans le sud des États-Unis pour ensuite passer l’hiver en Amérique centrale et en Amérique du Sud.  
  • La bernache du Canada commence à survoler le sud de l’Ontario en grandes bandes en forme de V ou traversant le ciel en direction sud ou sud-est. La bernache géante, une sous-espèce que l’on trouve dans la région, commence à s’assembler et à se déplacer mais ne quittera pas la région qu’au moment où les cours d’eau se couvrent de glace.
  • Le tamia, l’écureuil gris de l'Est, l’écureuil roux et la marmotte sont encore occupés à manger et, dans le cas des trois premières espèces, à faire des stores pour l’hiver. De ces animaux, la marmotte est la seule à hiberner pour vrai. Elle se gavera jusqu’à ce que les premiers gels de l’automne tuent les plantes dont elle se nourrit, pour ensuite se dandiner jusqu’à sa tanière, où elle dormira jusqu’en mars (ou jusqu’en février, si vous croyez ce qu’en disent les spécialistes de la météo). 
  • Pendant le jour, vous pourrez entendre chanter dans le marais quelques rainettes crucifreset versicolores. Il s’agit généralement de jeunes mâles qui répondent peut-être à des cris diurnes/nocturnes semblables à ceux que l’on entendra au printemps. 
  • L’isia isabelle, l’une des dernières chenilles à être encore en train de se promener en cette période de l’année (les autres sont la diacrisie de Virginie et l’acronycte d’Amérique), passera l’hiver sous une écorce, une roche ou une bûche. Certaines personnes croient que plus la bande brune au centre du corps de l’isia isabelle est étroite, plus l’hiver sera clément. Trouvez une chenille et faites vos prédictions!
  • L’équinoxe d’automne, lors duquel la durée du jour est égale à la durée de la nuit, a lieu à la fin septembre.  Cette année, l’événement se produira le mardi 22 septembre. Les rayons du soleil traverseront de l’autre côté de l’équateur à 17h18, heure de l’Est.