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Le rat musqué met à profit la vie sous la glace

le début janvier

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Ressources pour approfondir l'apprentissage

Pleins feux sur le rat musqué (suite)

À la mi-novembre nous vous avons présenté quelques faits saillants sur le rat musqué, y compris une brève mention des huttes et des monticules que se construit cet animal. D’ici la fonte des glaces, le rat musqué continuera de se balader sous la glace et la neige, et ces structures domineront les marais des environs

Sur la glace, le rat musqué est à découvert, alors il construit des monticules. Pour s’y prendre, il ronge un petit trou (de 10 à 15 cm) dans la croûte mince que forme la nouvelle glace, puis fait remonter une pile of végétation d’un demi mètre tout au plus. Cette végétation mouillée gèle et forme un petit dôme solide qui permettra au rat musqué de respirer et de rester à l’abri des prédateurs. En Alaska, le bar noir se sert de ces trous pour faire le plein d’oxygène, et cette activité aide à garder le trou ouvert. Oui, tout est effectivement lié.  

Le rat musqué construit aussi des huttes en hiver qui à entreposer sa nourriture, et la taille de ces structures est à mi-chemin entre celles du terrier et du monticule. Comme elles sont plus grandes que les monticules, le rat musqué s’y rend pour manger. Contrairement aux terriers, les monticules et les huttes s’effondreront au printemps.

Grâce à ce réseau, le rat musqué peut s’occuper tout l’hiver durant, faisant des pistes sous la glace et se remplissant la panse de quenouilles.

D’autres événements à ne pas manquer:

  • Comme nous l’avions prédit le mois dernier, quelques chouettes lapones se sont présentées dans le sud-est de l’Ontario. La présence d’autres harfangs des neiges a également été soulignée, de même qu’une chouette épervière dans le sud de l’Ontario. L’hiver est loin d’être terminé, alors restez aux aguets!
  • La mésange à tête noire, la sittelle à poitrine rousse et la sittelle à poitrine blanche sont actives tout l’hiver. La mésange survit grâce à une adaptation physiologique lui permettant de faire baisser sa température corporelle pendant la nuit, et en choisissant de bonnes cavités de repos. Elle reste au sec à l’aide d’une huile que secrète sa glande uropygienne. Quand il fait très froid, elle doit tout de même consommer chaque jour l’équivalent de son poids (40 g) pour survivre. Elle mange donc de grandes quantités de cônes et d’autres graines, de même que des insectes qu’elle aura trouvés et entreposés. Entre les repas, elle se nourrira également de bouts de gras et de viande puisés sur les cadavres d’animaux éviscérés par des prédateurs de grande taille et des détritivores. La sittelle se pelotonne en groupe dans des dépressions ou des nichoirs. Cherchez des signes de survie des oiseaux qui passent l’hiver parmi nous; faites preuve d’inspiration et de créativité, et participez au concours de photos et de vidéos Survival Challenge (la date limite est fixée au 15 février).
  • À propos des signes de survie, vous en trouverez peut-être sur les galles sur la verge d’or (nous en avons parlé à la mi-septembre). Comme la végétation est maintenant essentiellement dormante, les galles sont faciles à voir. La mouche gallicole de la verge d’or passe l’hiver dans une galle, mais se creuse un tunnel (photo 3) près de la surface de son abri avant de s’endormir. Vous pourriez trouver des galles ouvertes par un pic mineur ou une mésange à tête noire, qui auront mangé les larves qui s’y abritaient et participé de ce fait au réseau alimentaire dans lequel s’inscrit ces insectes. Surveillez cet hiver sur les galles que vous aurez trouvées pour voir lesquelles auront servi à nourrir les oiseaux.
  • Chez le castor, c’est la saison des amours. Monogame, le castor est fidèle au compagnon qu’il se sera choisi et ce, jusqu’à la mort de l’autre. Vous pourrez déterminer si une hutte est habitée en l’examinant suite à une averse de neige récente; une zone plus foncée, une dépression ou une plus grande ouverture du trou d’aération au sommet de la hutte, où la chaleur se dégageant de la tête des animaux aura fait fondre la neige, sont autant de signes d’occupation.
  • En janvier, le cerf de Virginie et l’orignal mâle perdent leurs bois, que de plus petits mammifères rongeront pour en retirer du calcium et d’autres précieux minéraux.
  • Au début janvier, l’ours noir  met au monde deux ou trois oursons. Ces derniers sont de la taille d’un écureuil et sont adorables – c’est du moins l’avis de Rick Mercer!
  • Au début décembre, nous vous avons présenté la magie moléculaire de la neige. Avec les tempêtes de neige et les temps froids auxquels nous avons eu droit récemment, il est clair que /BloomCounty-winter-web.jpg">l’hiver est là. Vous êtes-vous déjà demandés si les membres de votre famille ou vos amis s’amusent (le mot est peut-être trop fort?) sous la neige ailleurs dans le monde? Ce site Web vous permettra de vous renseigner sur les quantités de neige et de glace de par le monde.
  • La rotation que décrit la Terre autour du Soleil, nous l’avons déjà vu, nous donne le changement des saisons. C’est également ce qui nous permet de voir les astres sous différents angles, puisque celles-ci semblent se déplacer dans le ciel. La constellation la mieux connue est la Grande Ourse (Ursa Major), et elle est visible toute l’année dans l’hémisphère Nord puisqu’elle est située au-dessus de notre horizon. Ces temps-ci, la Grande Ourse se trouve au nord-est. Avec la rotation de la Terre, nous aurons l’impression qu’elle tourne autour de l’étoile du Nord (Polaris), un astre que vous pourrez situer en traçant une ligne à partir des deux étoiles au bout du bol que forme la Grande Ourse. Il y a plein de bonnes raisons d’observer les astres. Cette activité peut être intégrée à une variété de matières, notamment l’histoire. Stellarium est un très bon outil pédagogique gratuit qui vous permet de présenter le ciel de nuit dans votre salle de classe. Cela dit, c’est vrai qu’il n’y a rien comme une séance d’observation des étoiles, une nuit d’hiver, accompagnée d’un bon chocolat chaud (vous trouverez ici quelques suggestions d’activités).
  • C'est maintenant L’Année internationale des forêts - célébration mondiale des forêts,  de leur importance dans nos vies et des moyens que les gens prennent à l'échelle de la planète pour les conserver et les gérer de façon durable. Voilà une autre raison d'aller dehors et d'apprécier les autres espèces que la Terre abrite.